C’est en 1980, après la sortie des célèbres Apocalypse Now et le Parrain, que Francis Ford Coppola imagine un tout nouveau scénario, « Megalopolis ». Une intrigue qui suit un conflit entre deux hommes concernant l’avenir de la société de « New Rome ». Un film de science-fiction ambitieux qui marqua son début de production en 2001, mais aussitôt avorté suite aux attentats du 11 septembre à New York. Ce n’est que 18 ans plus tard que le projet fait son grand retour en 2019 suite aux déclarations de son réalisateur. Nous y voilà, 40 ans après son imagination, Megalopolis est ENFIN dans nos salles obscures et réalise une arrivée qui fait du bruit, mais qui aurait pu d'autant plus marquer l’histoire du cinéma.
© Square Enix
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Une idée révolutionnaire ?
Coppola a vu grand pour ce qui sera très probablement son ultime film, si grand qu’il est même passé à deux doigts de changer le destin du septième art. Lors de la réalisation de son long métrage, Coppola, proposa une idée : rendre le film interactif. Son intention était de stopper la narration du film en plein milieu et de donner un choix au public. Les spectateurs répondent alors et le film prend une tout autre tournure en fonction de leur réaction. « Imaginez ! On aurait pu voir Megalopolis cinq fois en une semaine et ce serait différent à chaque fois ! On aurait pu voir le futur du cinéma et du théâtre antique réunis en un seul film ! », affirma le réalisateur au média Telegraph.
Seulement, cette idée se basait sur la technologie d’Amazon, « Alexa », et après une hémorragie financière, l’entreprise du géant Jeff Bezos prit la décision de fermer la section de l’intelligence vocale s’occupant du projet de Coppola. Une bien triste nouvelle pour nous, spectateurs. Cependant, des expériences similaires sont disponibles depuis bien des années. Loin des cinémas et des grandes productions, mais plus proche, dans nos salons…
Un projet novateur, pas tant que ça ?
C’est 20 ans plus tôt, en 2003, que Star Wars : Knights of the Old Republic sort, le premier jeu vidéo à choix multiples qui influencent le cours du scénario au fur et à mesure de l’histoire. Depuis ce jeu, le genre s’est démocratisé et Star Wars a vu naître beaucoup de petits frères, dont certains encore reconnus comme de très grandes expériences dans l’histoire du jeu vidéo. Heavy Rain, Life is Strange, Detroit Become Human… de nombreux titres ont marqué ce genre.
Choice and consequence is a huge aspect of the Life is Strange games, and Life is Strange 2 dials it up to 11. Not only will your decisions affect yourself, as Sean, but also your superpowered little bro Daniel, who models his behaviour and actions after yours. pic.twitter.com/zHvQRD51rN
— Life is Strange (@LifeIsStrange) January 26, 2023
Gameplay du jeu Life is Strange – Via Life is Stange
Mais alors, lorsque l’on voit Francis Ford Coppola, considéré comme visionnaire en la matière, tenter de faire en vain ce que les jeux vidéo font de mieux depuis deux décennies, c’est à se demander si les rôles ne se sont pas inversés. Cela fait des années que l’industrie du jeu vidéo s’inspire du monde du cinéma, à travers la réalisation, les scénarios, les dialogues… Mais maintenant que le jeu vidéo a tout appris du cinéma, ne serait t-il pas temps au cinéma d’apprendre du jeu vidéo ?
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