Le jour où World of Warcraft a vécu une épidémie digne du COVID-19
publié le 06/06/2025 à 15:37 par sachalmg
RétrogamingIl y a 20 ans, le monde vivait la première épidémie virtuelle de l’histoire et cette fois-ci, le responsable n’était pas un pangolin, mais bel et bien World of Warcraft. À cause d’un simple boss, les serveurs entiers de WOW étaient décimés et infestés de cette maladie.
©World of Warcraft
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Quand Emmanuel Macron annonçait en 2021 que la France entière allait être confinée à cause d’une épidémie mondiale, les joueurs de World of Warcraft n’ont pas bronché. Et pour cause : eux avaient déjà connu cette situation bien avant tout le monde. En 2005, alors que le jeu n’avait qu’un an d’existence, une maladie mortelle comparable au COVID s’est répandue sur les serveurs, transformant WoW en un immense foyer d’épidémie et de quarantaine virtuelle.
Une mise à jour en guise de pangolin
Tout a commencé à cause d’une toute nouvelle mise à jour qui ajoutait un donjon inédit. Quelle annonce réjouissante pour tout bon joueur de WOW qui se respecte, mais personne ne s’attendait à ce qui allait leur arriver.
Le boss de ce donjon, Hakkar l’écorcheur d’âme, avait une attaque signature qui s’appelait “sang vicié”. Faites-vous par malchance toucher et le sort vous infligera 200 points de dégâts par seconde et ce pendant 10 secondes. Mais surtout, au contact d’autres joueurs et des familiers, le sang vicié se répandait. Vous voyez venir le truc…
En sortant du donjon, les joueurs infectés par le sort perdaient normalement ses effets. Mais un problème demeurait : même renvoyés, les familiers restaient contaminés. Résultat : dès que ces joueurs retournaient dans leur capitale et rappelaient leurs familiers, l’épidémie reprenait instantanément… Et c’est là que le drame a commencé.
L’épidémie World of Warcraft est lancée
Peu après, des dizaines de milliers de joueurs n’ont cessé de se faire contaminer, et évidemment, effet boule de neige, la maladie prenait de plus en plus de place. Les développeurs n’avaient pas prévu que des tout nouveaux joueurs allaient en faire les frais. Le sort sang vicié visait à mettre à mal des joueurs de haut niveau, mais il a rapidement causé la mort de faibles arrivants. Très vite, les sols des capitales se sont remplis de squelettes et de cadavres de joueurs atteints par le sort, qui mouraient dans les secondes qui suivaient la contamination.

La suite logique : la maladie est sortie des capitales pour toucher les villes proches, puis lointaines, puis les autres continents, et en quelques jours, ce qui n’était qu’un simple sort d’un donjon est devenu une pandémie mondiale.
Les capitales se trouvent vidées de leurs joueurs
Face à cette épidémie inattendue, les joueurs ont rapidement dû s’adapter. Certains personnages hauts niveaux se sont improvisés soignants, essayant de maintenir les autres en vie dans les rues des capitales. D’autres ont fui les zones infestées pour se réfugier dans des régions désertes ou des villages reculés, loin des grandes villes. Quelques joueurs, plus malicieux, se sont amusés à propager délibérément la maladie dans les endroits bondés. Et devant l’ampleur de la situation, Blizzard a tenté de mettre en place une sorte de quarantaine virtuelle en isolant certaines zones et en soignant automatiquement les joueurs à leur connexion. Mais rien n’y faisait : le virus numérique trouvait toujours un moyen de revenir.
So crazy that World of Warcraft had a full on virtual pandemic back in the day, to the point that it was used as a model for how people would react during a real one. pic.twitter.com/9G1o5Zpaz6
— UltimaRune (@UltimaShadowX) October 18, 2020
Finalement, après 3 semaines de catastrophe, l’éditeur a dû redémarrer les serveurs et sortir une nouvelle mise à jour pour éradiquer définitivement le fléau qui marqua une époque et de nombreux joueurs
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