L’esport se distingue de plus en plus comme une véritable discipline sportive reconnue et n’échappe pas aux problèmes des sports plus traditionnels. En particulier le dopage, qui depuis quelques années, ne cesse de mettre en péril le bon fonctionnement de la compétition numérique...
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“Nous étions tous sous Adderall. Je n’en ai rien à f**tre. C’était assez évident si on réécoute nos commentaires.” affirmait Semphis en 2015, un joueur professionnel de CS:GO à propos de la LAN ESEA, à l’époque où il évoluait chez Cloud9. Mais cette fameuse “Adderall”, qu’est ce que c’est ? C’est un psychostimulant à base d’amphétamines, qui permet d’augmenter considérablement le niveau de concentration. Un produit à la base médicinale, mais détourné comme substance dopante dans la scène Esport.
Des cas comme Semphis, il en existe plusieurs. Il ne faut évidemment pas penser que l’esport n’est pas exposé aux mêmes problèmes que le “vrai” sport, la discipline aussi est victime de cas de dopage. Certes, les joueurs n’ingèrent jamais de substances améliorant les capacités physiques, mais ils utilisent certaines d’entre elles pour booster leurs facultés mentales. Des médicaments qui permettent aux compétiteurs de rester concentrés pendant des heures, en gommant la fatigue, afin de rester au top de leurs capacités et fournir leur meilleur jeu, c’est ça le dopage dans l’esport.
Pourquoi le dopage dans l’esport échappe aux contrôles ?
Tout comme dans le sport, avec Lance Armstrong ou Sun Yang en 2020, des cas d’athlètes esportifs dopés passent entre les mailles du filet, et ce, à cause d’un problème majeur : la législation de l’esport. Le sport traditionnel bénéficie de grandes organisations régulant le dopage : la WADA (world anti-doping agency), la NADO (National Anti-Doping Organisations)… Seulement, l’esport ne s’est pas autant développé. Bien que des efforts aient été faits depuis ces dernières années avec une branche de la WADA et de l’ESIC (Esports Integrity Commission) entièrement consacrées au sujet, cela n’est pas suffisant. Contrairement au sport traditionnel, où des dizaines d’organisations officielles comme la FIFA ou la FIBA régularisent et procèdent obligatoirement à des contrôles antidopage, l’esport ne bénéficie encore d’aucune législation claire et universelle.
Chaque tournoi est libre d’imposer ses règles et choisit son degré de vigilance concernant le dopage. Il ne serait pas étonnant d’entendre à l’avenir de nouvelles déclarations comme celle de Semphis, tant ce filet semble troué… Le dopage dans l’esport est un sujet préoccupant, qui s’affirme comme un réel danger pour la discipline, non seulement pour l’égalité auprès des athlètes mais aussi et surtout, pour la santé de ceux qui en consomment.
L’esport croît et se consolide sans cesse en tant que discipline sportive à part entière. Cependant, pour atteindre le même statut que le sport traditionnel, il doit d’abord établir des fondamentaux solides sur cette problématique.
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