Victoire de Team Falcons, L’Arabie Saoudite, futur géant de l’Esport ?

publié le 30/06/2025 à 11:41 par sachalmg

Esport

Coup de tonnerre dans l’Esport Rocket League, hier, Team Falcons est devenue la première équipe hors Europe et Amérique du Nord à remporter un major. Présente depuis 2017, l’organisation saoudienne ne cesse de monter en puissance, et semble ne pas vouloir s’arrêter là.

Victoire de Team Falcons, L’Arabie Saoudite, futur géant de l’Esport ?

©RLEports

Hier, lors du Major de Raleigh, pas de Karmine Corp ou de Vitality en finale, mais bel et bien Team Falcons. Une équipe d’Arabie Saoudite, qui, après deux finales échouées, remporte enfin le premier Major du “reste du monde”. Une victoire qui pourrait être synonyme de rédemption pour les pays hors EU et NA. 

Une victoire sans appel pour la Team Falcons

Team Falcons a marqué les esprits à Raleigh en signant un tournoi magistral pour enfin décrocher le trophée qui leur échappait depuis trois finales. Guidé par son trio emblématique trk511, Rw9 et Kiileerrz, le collectif a survolé la compétition en ne laissant filer que trois manches sur l’ensemble de l’événement. Ce qui fait d’eux la meilleure équipe de l’histoire en termes de pourcentage de winrate : 84 % pour la Team Falcons dans ce tournoi, détrônant donc la Karmine Corp avec ses 80,7 %. 

Après un parcours impeccable en Swiss Stage et des playoffs maîtrisés, les Falcons ont affronté un Dignitas combatif en finale. Bousculés d’entrée, ils ont rapidement repris le contrôle de la série grâce à leur discipline et leur force mentale, avant de sceller leur victoire en prolongation lors du quatrième match. Au-delà du titre, cette performance historique vient écrire une page mémorable pour la région MENA, qui décroche là son premier Major et confirme son statut de nouvelle puissance incontournable sur la scène Rocket League.

L’Arabie Saoudite, la nouvelle puissance de l’Esport mondial

Il y a à peine deux ans, la Team Falcons était quasiment inconnue au bataillon, pourtant, depuis, l’organisation est partout. Un Major remporté sur Rocket League, une finale d’IEM sur Counter-Strike et pays organisateur de l’Esport World Cup, l’Arabie Saoudite semble vouloir installer une dynastie dans l’Esport mondial. 

Ce n’est sans doute que le début. Portée par des moyens financiers colossaux et une volonté politique affirmée de devenir un acteur central de l’esport international, l’Arabie Saoudite multiplie les investissements et les projets ambitieux. Avec la création de ligues locales, le recrutement de talents internationaux et l’organisation d’événements majeurs, le royaume redessine peu à peu la carte du sport électronique mondial. 

La victoire de Team Falcons à Raleigh symbolise cette montée en puissance : elle prouve que les équipes MENA peuvent rivaliser et battre les meilleures structures historiques d’Europe et d’Amérique du Nord. Une dynamique qui pourrait bien, à terme, rebattre les cartes des scènes compétitives et installer durablement l’Arabie Saoudite comme une place forte incontournable de l’esport.

Une initiative pointée du doigt 

Cette volonté de l’Arabie Saoudite de s’imposer dans l’esport à coups de financements massifs suscite de vives critiques à l’international. Notamment en 2023, quand la Team Falcons voulait racheter le slot d’Astralis en LEC sur League of Legends, mais qui avait finalement été refusé par Riot Games et attribué à la Karmine Corp. Ou bien lorsque le joueur de Counter-Strike Twistzz avait refusé de rejoindre les rangs de l’équipe du Moyen-Orient : “Évidemment, si je voulais l’argent et que je ne me souciais pas de ma carrière, alors j’irais chez les Falcons. Mais justement, je me soucie de ma carrière, j’ai une morale et ce n’est pas une question d’argent”. 

Des réactions jugées légitimes par certains, excessives par d’autres, mais une chose est certaine : le Moyen-Orient, et en particulier l’Arabie Saoudite, s’est imposé comme un acteur incontournable de l’Esport international. La rapidité et l’ampleur de leur développement laissent présager l’émergence d’une future grande puissance. Alors il est sûr qu’à l’avenir, il n’y aura plus seulement que trois secteurs majeurs dans l’Esport (Asie, Europe, Amérique du Nord), mais bel et bien quatre.

Partager